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Budget de l’Éducation : des engagements pour les élèves et les enseignants

Rapporteure pour avis du budget 2027 de l’enseignement scolaire, j’ai défendu à l’Assemblée nationale des priorités claires : préserver les postes, mieux reconnaître les enseignants et améliorer les conditions d’apprentissage. Après avoir interpellé le gouvernement lors des questions au gouvernement du 20 octobre, je prends acte des annonces présentées le 26 octobre. Elles doivent désormais se traduire dans le budget et dans le quotidien des élèves.

Un rapport et des propositions pour faire de l’École une priorité

Le budget de l’École engage bien davantage que des crédits : il détermine les conditions dans lesquelles nos enfants apprennent et leurs professeurs enseignent. C’est avec cette conviction que j’ai conduit mon travail de rapporteure pour avis des crédits de la mission « Enseignement scolaire ». Le 20 octobre, lors des questions au gouvernement, j’ai porté les préoccupations d’une jeunesse qui s’interroge sur son avenir. Les violences, les pillages et les dégradations sont inacceptables. Mais les casseurs ne doivent pas confisquer la parole des lycéens et des étudiants qui veulent choisir leur orientation, obtenir un diplôme reconnu et trouver leur place dans notre société.

Le lendemain, en présentant mon rapport en commission, j’ai défendu des réponses concrètes. J’ai notamment fait adopter un amendement pour préserver les postes d’enseignants dans le secondaire. La baisse démographique doit nous permettre de mieux accompagner les élèves, plutôt que conduire mécaniquement à réduire les moyens. Mon rapport porte également une exigence de reconnaissance des professeurs. J’ai proposé de mobiliser 23 millions d’euros pour accélérer les progressions salariales en milieu de carrière, ainsi que 80 millions d’euros supplémentaires pour préserver le financement du Pacte enseignant, notamment au service des remplacements et de l’accompagnement des élèves. Relever le niveau scolaire et mieux reconnaître ceux qui enseignent sont deux ambitions indissociables.

Des réponses aux mobilisations, à traduire dans les établissements 

Les annonces gouvernementales du 26 octobre doivent permettre une reprise sereine des cours. Beaucoup de temps a déjà été perdu. La priorité doit désormais être la réussite de nos lycéens et étudiants. Le renoncement aux suppressions de postes dans le secondaire est une bonne nouvelle : il rejoint la demande que j’ai défendue en commission. Le gouvernement prévoit également 500 postes de professeurs supplémentaires et des classes de seconde générale et technologique limitées à 28 élèves, dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis dans tous les lycées en 2028. Le renforcement des remplacements doit aussi permettre de garantir davantage de cours aux élèves.

Sur l’orientation, Parcoursup a sans cesse évolué. L’important est de trouver le bon outil numérique au service d’une orientation rénovée, renforcée et plus égalitaire. Les changements annoncés pour 2027, puis le nouveau système prévu pour 2028, devront être jugés sur leur capacité à éclairer les choix et à ouvrir des perspectives. 

Les 15 000 places supplémentaires en BTS, BUT et santé, prévues entre 2027 et 2028, vont dans le bon sens. Nous avons besoin de formations exigeantes, de qualité et en phase avec les métiers qui recrutent. Rénover les établissements, mieux organiser les journées et garantir une heure pour déjeuner répondent également à des attentes concrètes.

Au-delà de l’urgence, préparer l’École de demain 

Ces réponses immédiates doivent s’inscrire dans une ambition durable. De mon côté, je poursuis à l’Assemblée un travail qui relie les moyens budgétaires, la reconnaissance des enseignants et l’organisation de notre École. Comme je l’avais souligné dès la rentrée, notre système éducatif a besoin d’un cap clair et de stabilité : élever le niveau, réduire les inégalités, restaurer l’attractivité du métier d’enseignant et donner aux équipes davantage de capacité d’action. Les annonces successives ne suffisent pas si elles ne s’accompagnent pas d’une stratégie cohérente. 

C’est aussi le sens de mon engagement comme vice-présidente de la mission d’information sur le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique, dans le prolongement du colloque du SURSAUT que j’avais consacré à ce sujet en juin. Moins d’élèves ne doit pas signifier moins d’École. Cette évolution doit être anticipée avec les élus locaux et les communautés éducatives, en tenant compte des besoins des élèves et des réalités de chaque territoire. Nous devons saisir cette occasion pour améliorer les conditions d’apprentissage, mieux accompagner les difficultés et donner davantage de visibilité aux familles comme aux personnels. 

En tant que rapporteure pour avis du budget de l’enseignement scolaire, je veillerai à ce que les engagements pris se traduisent concrètement, dès ce budget et sur le terrain.