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Rythmes scolaires : auditions à l'Assemblée

Au printemps 2025, j’ai lancé l’initiative “Le Sursaut”, une série de colloques pour refonder notre École. Parmi les thématiques clés que j’avais identifiées figurait une question essentielle : le temps. Le temps d’apprendre, le temps de grandir, le temps de se concentrer. Parce que le moment où l’on apprend compte autant que ce que l’on apprend. En juin, j’ai consacré un colloque à cette question des rythmes scolaires, qui a débouché sur dix propositions concrètes. Dans le même temps, le président de la République lançait lz Convention citoyenne sur les temps de l’enfant au CESE. J’ai souhaité m’inscrire pleinement dans cette dynamique en rencontrant son président, Kenza Occansey, pour lui présenter mes propositions avant la remise de leurs conclusions. Puis, à mon initiative, les participants de la Convention ont été auditionnés à l’Assemblée nationale afin que la représentation nationale puisse entendre directement leurs travaux et nourrir le débat démocratique.

Le Sursaut : remettre les rythmes scolaires au cœur du débat

 Avec le Sursaut, mon ambition est claire : identifier les leviers structurants capables de transformer durablement notre système éducatif. Les rythmes scolaires en font partie. En juin 2025, le colloque que j’ai organisé sur ce thème a réuni chercheurs, enseignants, élus et acteurs de terrain. Il a abouti à une note de dix propositions visant à mieux adapter l’organisation du temps scolaire aux besoins réels des élèves. L’objectif est simple : mieux respecter les rythmes biologiques des enfants, structurer des journées plus efficaces, renforcer la concentration sur les fondamentaux et redonner du sens au temps passé à l’École.



Une rencontre au CESE pour contribuer à la Convention citoyenne 

Dans le prolongement de cette initiative, j’ai souhaité rencontrer M. Kenza Occansey, président du comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant. Je voulais partager les propositions issues du Sursaut et contribuer concrètement à la réflexion nationale engagée, avant que la Convention ne remette ses conclusions au président de la République. Nos échanges ont confirmé une conviction forte : le temps scolaire n’est pas un simple paramètre d’organisation. Il touche à la réussite des élèves, à leur bien-être et à l’égalité des chances. À la suite de cette rencontre, en décembre dernier, j’ai demandé que les jeunes participants et les organisateurs de la Convention puissent être auditionnés à l’Assemblée nationale.

À l’Assemblée nationale : écouter et ouvrir le débat 

Cette audition a permis aux jeunes citoyens de présenter leurs travaux devant les députés. Leur maturité m’a marquée. Les propositions évoquées, début des cours à 9 heures, journées mieux organisées, pause méridienne plus longue, cours de 45 minutes, réduction du volume horaire hebdomadaire, traduisent une volonté de concilier exigence académique et respect des rythmes de l’enfant.

Ma première question aux représentants de la Convention citoyenne ⤵️

J’ai également posé ce que j’ai appelé le « nœud du débat » : toute évolution du temps hebdomadaire implique de repenser l’organisation annuelle, notamment la répartition des vacances scolaires. Ce débat est exigeant. Il suppose du courage politique et de la méthode. 

Ma seconde intervention ⤵️

Ce débat est désormais incontournable. Écouter les enfants, ce n’est pas céder à la facilité. C’est reconnaître leur capacité de réflexion. C’est construire l’École avec eux. 

Je continuerai à porter ces propositions dans le débat national, convaincue qu’en réinventant le temps scolaire, nous pouvons contribuer à refonder l’École de la République.