La 44e session de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) s’est tenue dans un contexte international exigeant, marqué par des tensions géopolitiques, des enjeux de protection sociale accrus et une attente forte de nos compatriotes établis hors de France.
Une représentation démocratique à plusieurs niveaux
La représentation des Français établis hors de France repose sur une architecture démocratique spécifique, souvent méconnue, mais essentielle.
Au plus près du terrain, les conseillers des Français de l’étranger sont élus directement par les Français inscrits dans chaque circonscription consulaire. Ils siègent au sein des conseils consulaires, où ils interviennent sur des sujets concrets : aides sociales, bourses scolaires, emploi, sécurité ou encore accompagnement des communautés françaises.
À l’échelon national, ces élus désignent en leur sein les membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Cette instance consultative joue un rôle clé : elle éclaire le Gouvernement, formule des recommandations et porte la voix des Français de l’étranger sur les grandes politiques publiques.
Enfin, les parlementaires des Français de l’étranger assurent le lien avec le travail législatif, en relayant ces enjeux au Parlement.
Mais c’est bien l’ensemble de cette chaîne démocratique – du terrain à la décision nationale – qui permet de structurer une représentation cohérente et efficace.
Des priorités claires : protection sociale, éducation et avenir du réseau
Lors de cette 44e session, les débats ont porté sur des sujets au cœur des préoccupations de nos compatriotes.
🔹 La protection sociale et la CFE
La question de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) reste centrale. Dans un contexte d’inquiétude sur l’accès aux soins et la soutenabilité des cotisations, les élus ont insisté sur la nécessité de renforcer la lisibilité et l’efficacité de la Caisse. Ces travaux doivent désormais se traduire en décisions concrètes.
🔹 L’enseignement français à l’étranger (AEFE)
Le réseau de l’AEFE est un pilier de notre influence et un service essentiel pour les familles françaises. Les élus ont exprimé des préoccupations fortes sur son évolution, notamment concernant certaines décisions susceptibles de fragiliser des établissements et d’augmenter le coût pour les familles. Le besoin est clair : préserver un réseau accessible, exigeant et durable.
🔹 Les Assises : une base pour agir
Les Assises ont permis de structurer un diagnostic partagé et d’identifier des pistes de réforme. Elles constituent aujourd’hui une base solide pour engager une transformation attendue.
Le rapport complet est disponible.
- la protection sociale
- l’accès à l’éducation et à la culture
- les conditions du retour en France
- la modernisation du vote
Dans un contexte international instable, la question de la sécurité des communautés françaises a également été au cœur des échanges. Une évolution notable a été confirmée : une meilleure association des élus aux dispositifs de sécurité, en lien avec les postes consulaires. Cette reconnaissance du rôle des élus de proximité est essentielle pour anticiper et gérer les crises. Par ailleurs, des avancées importantes ont été réalisées, notamment :
- la création d’une délégation dédiée aux droits des femmes
- une meilleure coordination pour le suivi des situations de violence
- un dialogue renforcé avec les acteurs locaux
Au sein de l’AFE, le groupe Indépendants, Démocrates et Progressistes (IDP), auquel je suis attachée, a fait le choix d’une ligne claire : agir concrètement, informer régulièrement et travailler collectivement avec les élus de terrain. Tout au long du mandat, ce groupe s’est distingué par :
- une communication régulière avec les conseillers des Français de l’étranger
- un engagement pour plus de transparence
- un travail de fond sur les réformes structurantes