Dimanche 27 septembre, six des douze sièges de sénateurs représentant les Français établis hors de France ont été renouvelés. Qui vote lors de cette élection ? Comment les sièges sont-ils attribués ? Et quels sont les résultats ? Retour sur un scrutin qui détermine une partie de notre représentation au Parlement pour les six prochaines années.
Qui élit les sénateurs des Français de l’étranger ?
Les sénateurs sont élus au suffrage indirect : les Français de l’étranger ne votent donc pas directement pour eux. Cette année, le collège électoral comptait 533 grands électeurs : 433 conseillers des Français de l’étranger, 77 délégués consulaires, ainsi que les 11 députés et les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France. Les élus de proximité forme ainsi la grande majorité du collège électoral. Pour tenir compte des distances, les grands électeurs établis à l’étranger pouvaient voter par anticipation dans leur pays de résidence, le 19 septembre. Le scrutin s’est achevé le 27 septembre à Paris. Douze listes étaient en compétition pour les six sièges à pourvoir, attribués à la représentation proportionnelle.
Quels sont les résultats ?
Sur 533 inscrits, 532 grands électeurs ont voté. Après décompte des bulletins blancs et nuls, 524 suffrages ont été exprimés. Chacune des six listes arrivées en tête obtient un siège. Sont élus, dans l’ordre des voix recueillies : Sophie Briante-Guillemont (ASFE, 107 voix), Mélanie Vogel (Les Écologistes, 81 voix), Yan Chantrel (Parti socialiste, 70 voix), Olivier Cadic (centre indépendant, 69 voix), Bertrand Dupont (Les Républicains, 65 voix) et Marie-Ange Rousselot (Renaissance, 56 voix). J'ai moi-même voté pour Marie-Ange Rousselot.
Les quatre premiers étaient candidats à leur réélection ; Bertrand Dupont et Marie-Ange Rousselot feront leur entrée au Sénat.
On notera également que les listes du Rassemblement national, de Reconquête et les deux autres listes classées à l’extrême droite n’ont recueilli ensemble que 23 voix sur 524 suffrages exprimés, soit environ 4,4 %. Aucune n’obtient de siège. La faible audience de l’extrême droite parmi les grands électeurs des Français de l’étranger est une bonne nouvelle, représentative de nos communautés à l'étranger.
Ces six élus rejoignent les six autres sénateurs des Français de l’étranger dont le siège n’était pas renouvelé cette année. Comme tous les sénateurs, ils examineront et voteront les lois et contrôleront l’action du Gouvernement. Ils auront aussi la responsabilité de porter les préoccupations propres à la vie hors de France : enseignement français, services consulaires, fiscalité, protection sociale ou accompagnement des personnes vulnérables.
Je tiens à féliciter l’ensemble des élus, et tout particulièrement Marie-Ange Rousselot. Je me réjouis de pouvoir travailler avec elle sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger, la réforme de l’AEFE et la protection de nos compatriotes.
Au-delà de nos sensibilités politiques, nos concitoyens attendent de leurs représentants qu’ils connaissent leurs difficultés et sachent agir ensemble pour y répondre.