Communiqué de presse : Budget 2027, la jeunesse attend des actes, l'École doit être prioritaire
À l’occasion de l’examen du budget de l’enseignement scolaire pour 2027, Anne GENETET, députée et ancienne ministre de l’Éducation nationale, appelle à un choix politique clair : faire de la réussite de notre jeunesse une priorité effective du budget. Dans son rapport pour avis, elle défend la préservation des postes d’enseignants et une meilleure reconnaissance de leur travail, avec une conviction : relever le niveau scolaire et mieux rémunérer les professeurs sont deux ambitions indissociables.
La jeunesse mérite une bataille pour son avenir
Depuis plusieurs semaines, des lycéens et des étudiants expriment leur inquiétude face à l’avenir. Les violences, les pillages et les dégradations sont inacceptables et doivent être sanctionnés. Mais les casseurs ne doivent pas confisquer la parole d’une jeunesse qui demande à pouvoir choisir son orientation, obtenir un diplôme reconnu et trouver sa place dans notre société. Depuis 2017, nous avons engagé des transformations importantes : dédoublement des classes, revalorisation des enseignants, réforme du lycée professionnel, développement de l’apprentissage. Il faut poursuivre cet effort et répondre aux difficultés qui demeurent : professeurs non remplacés, orientations subies, conditions d’apprentissage dégradées. Avec Gabriel ATTAL et le groupe Ensemble pour la République, Anne GENETET porte une ambition d’exigence : des savoirs solides, des diplômes qui ont une valeur et des formations qui ouvrent des perspectives. Le budget 2027 doit apporter des réponses concrètes. La jeunesse française mérite un engagement à la hauteur des défis de notre temps.
La baisse démographique doit devenir une chance pour l’École
Dans un contexte de finances publiques particulièrement dégradé, les crédits de l’enseignement scolaire atteindraient 90,9 milliards d’euros en 2027, en hausse de 1,38 %. Cet effort doit être reconnu. Mais cette augmentation demeure inférieure à l’inflation prévue et ne suffit pas à garantir de meilleures conditions d’apprentissage. Alors que près de 180 000 élèves de moins sont attendus à la rentrée 2027, le Gouvernement prévoit une diminution nette de 1 588 postes d’enseignants. Anne GENETET demande de reconsidérer ce choix : « La baisse du nombre d’élèves doit être une chance pour l’École. Nous devons la saisir pour alléger les classes, mieux accompagner les élèves et relever le niveau. C’est un choix politique : investir les marges que nous offre la démographie dans la réussite de notre jeunesse ». La responsabilité budgétaire impose de choisir les dépenses les plus utiles. Investir dans la maîtrise des savoirs et dans les qualifications de notre jeunesse prépare la capacité du pays à produire, à innover et à rester maître de son avenir.
Reconnaître les enseignants, c’est donner à l’École les moyens de réussir
Nous attendons beaucoup de nos professeurs. Leur rémunération doit être à la hauteur de leurs responsabilités. Le rapport d’Anne GENETET documente un décrochage persistant, particulièrement pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés en milieu de carrière. Malgré les revalorisations récentes, trop d’enseignants voient encore leur salaire progresser trop lentement, au moment où leurs charges familiales augmentent. « Nous ne pouvons pas demander toujours davantage à nos professeurs sans reconnaître leurs responsabilités et leur engagement. Mieux les rémunérer, leur offrir une véritable progression de carrière et améliorer leurs conditions de travail, c’est investir dans la réussite de chaque élève », souligne Anne GENETET. Une revalorisation durable doit rester le cap, en agissant sur le traitement indiciaire. Dans l’immédiat, la députée défend un effort ciblé pour débloquer les milieux de carrière, accélérer les progressions salariales et faciliter l’accès à la hors-classe. Elle appelle également à mieux rémunérer l’engagement des enseignants au service des élèves. Réduire les moyens du Pacte enseignant, alors que les familles demandent davantage de remplacements et d’accompagnement, affaiblirait notre capacité à répondre à leurs attentes. La reconnaissance des professeurs doit se traduire dans leur rémunération comme dans leurs conditions d’exercice.
Des amendements pour mettre le budget en accord avec nos ambitions
Pour traduire ces priorités en décisions, Anne GENETET a déposé plusieurs amendements au projet de loi de finances pour 2027. Les deux premiers visent à rétablir les 1 588 postes d’enseignants dont la suppression nette est prévue dans le public et le privé sous contrat ou, à défaut, à préserver les 836 postes concernés dans les collèges et les lycées. Le troisième propose de consacrer 80 millions d’euros supplémentaires au Pacte enseignant pour maintenir son financement à 500 millions d’euros, soutenir notamment les remplacements de courte durée et, partout où cela sera possible, renforcer l’aide aux élèves en difficulté. Le quatrième propose de mobiliser 23 millions d’euros pour apporter une réponse immédiate au ralentissement des rémunérations en milieu de carrière. L’objectif est d’avancer des augmentations salariales attendues par les enseignants et de rétablir une progression plus régulière de leur rémunération.
Anne GENETET appelle le Gouvernement et les parlementaires à soutenir ces propositions, qui constituent un premier pas vers une transformation plus ambitieuse de notre École : « Je veux aller bien plus loin pour que notre École se libère de ses rigidités, que nos écoles et nos établissements gagnent en liberté d’action et de décision, que les équipes éducatives soient mieux écoutées et considérées. Avec une ambition : que tous nos élèves progressent et retrouvent cette certitude que l’École de la République leur ouvre un avenir ».