Actualité du Gouvernement et du Parlement

Ne plus transmettre la pauvreté en héritage

Pendant de trop nombreuses années, les différentes politiques qui ont été mises en œuvre n’ont pas permis d’apporter une réponse efficace pour sortir les plus démunis de la grande pauvreté. « Ne plus oublier personne », c’est l’objectif qui a été fixé par le Président de la République.

Le scandale de la pauvreté

Aujourd’hui, encore 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Nous ne pouvons plus l’accepter . 1 enfant sur 5 vit toujours sous le seuil de pauvreté, 1 tiers des familles monoparentales sont en situation de pauvreté, 21% des Français n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement… Être pauvre, c’est un combat quotidien pour survivre. En outre, la pauvreté est devenue un héritage familial. Des inégalités de destins se sont installées : selon l’endroit où vous êtes né, la famille dans laquelle vous avez grandi, l’école que vous avez fréquentée, votre sort est le plus souvent scellé. Il faut aujourd’hui 180 ans à un enfant pauvre pour que les descendants de ses descendants accèdent à la classe moyenne. 180 ans, c’est 6 générations.

Malheureusement, cette situation perdure car les gouvernements successifs ont fait le choix de ne traiter que les symptômes. Notre stratégie consiste à s’attaquer à la racine du mal. Bien sûr, nous voulons que les pauvres vivent mieux mais surtout nous voulons éradiquer la grande pauvreté.

Ne plus oublier personne

Ne plus oublier personne, cela nécessite une véritable mobilisation nationale et que chacun contribue à ce grand projet de solidarité. Il ne s’agit plus de contenir la pauvreté en mettant en œuvre de nouvelles mesures de redistribution qui ont fait la preuve de leur manque d’inefficacité. Il s’agit de refonder notre État-providence, notre système de protection sociale, pour faire en sorte que la pauvreté « ne se transmette plus par héritage ». Il nous faudra ainsi lutter contre le déterminisme social et donc apporter des solutions dès le plus jeune âge. Cela nécessite de mobiliser des moyens, c’est ainsi que 8 milliards d’euros sur 4 ans seront consacrés à la réalisation de ce plan.

Intervenir dès la petite enfance

Mieux protéger et garantir les droits fondamentaux des enfants doit être une priorité. C’est pourquoi l’État financera jusqu’à 90 % des frais de création des crèches dans les communes les plus en difficultés. Des bonus financiers seront proposés aux collectivités afin que 90 000 places en crèches soient réservées à des enfants défavorisés. Cette mesure s’ajoute à la création de 30 000 places en crèche sur tout le territoire français et 1 000 places en relais d’assistantes maternelles, en priorité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Des formations pour favoriser le développement de l’enfant et remédier au retard de langage seront proposées à 600 000 employés des crèches.

Petit déjeuner et repas à 1 euro

L’État permettra à chaque enfant d’avoir un petit déjeuner et un repas complet par jour pour tous les enfants. Des collations seront proposées le matin pour les élèves scolarisés en zone d’éducation prioritaire. De plus, la tarification sociale va être développée avec l’objectif de proposer des repas à 1 € dans les communes les plus défavorisées. L’État va en outre développer le programme « Malin » de distribution de produits alimentaires à bas prix aux ménages les plus pauvres.

Proposer des solutions aux décrocheurs

Chaque année, 60 000 jeunes se retrouvent ni en école, ni en formation, ni en emploi. Pour y remédier, nous allons étendre l’obligation de formation jusqu’à 18 ans car aucun jeune ne doit se retrouver sans solution. Nous allons également allonger l’aide sociale à l’enfance jusqu’aux jeunes adultes âgés de 18 à 21 ans. Enfin, nous voulons faciliter l’accès à l’apprentissage et à la formation professionnelle et les rendre beaucoup plus attractifs.

Un nouveau service public de l’insertion

C’est l’un des grands objectifs du quinquennat de remettre notre société au travail. Nous voulons que tous les Français puissent retrouver une activité professionnelle car c’est la clef pour se faire une place dans la société et pour sortir de la pauvreté. Dans cet objectif, nous allons créer un  véritable service public de l’insertion, que nous construirons avec tous les acteurs – des associations aux collectivités locales en passant par les partenaires sociaux – et dont l’État sera le garant. Seul l’État peut assurer une protection universelle et égale pour tous, à l’échelle du territoire national. .

Vers un revenu universel d’activité

Là encore, trop de complexité et d’années perdues! Nous voulons mettre un terme au « maquis des prestations ». Pour cela, il nous faudra revoir le système des minima sociaux qui fait, par exemple, que 30% de ceux qui pourraient bénéficié du RSA n’en font pas la demande. Concrètement, le Président de la République a demandé au Gouvernement de préparer, dans les meilleurs délais, la mise en place d’un revenu universel d’activité qui fusionnera le plus grand nombre possible de prestations telles que le RSA, les APL, la prime d’activité… Nous voulons garantir le même soutien pour tous et avec l’objectif de retrouver, le plus rapidement possible, une activité professionnelle.

Une ambition pour la solidarité

Toutes ces mesures s’agrègent au sein d’un projet de solidarité ambitieux pour notre pays. Celui-ci s’appuie sur 3 piliers : celui du travail, de l’éducation et de la cohésion nationale. Vous le constatez, toutes les mesures économiques que nous prenons, elles visent à créer des emplois, créer de la richesse car sinon il n’y a pas de redistribution possible. Nous menons une politique très active sur le plan éducatif pour que tous les Français aient les mêmes chances. C’est dans ce cadre-là que nous avons dédoublé les classes de CP et de CE1 dans les zones d’éducation prioritaire. Il faut en finir avec les inégalités scolaires qui vont de pair avec la pauvreté. Sans maîtriser les fondamentaux, pas d’émancipation possible ! Enfin, avec ce Plan Pauvreté, nous posons les bases d’un projet humaniste, qui veut rompre avec les inégalités de destin et enfin renouer avec la promesse républicaine d’une France unie et solidaire.

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