Lancement des États Généraux de la bioéthique 

L’État engage la révision de la loi de bioéthique et vous consulte. La première loi remonte à 1994 puis a été revue, comme le prévoient les textes, en 2004 et 2011. La loi de 2011 précise que tout projet de réforme doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux initiés et coordonnés par le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE). Une large consultation a donc été lancée le 18 janvier dernier afin  que chaque Français, c’est-à-dire chacun d’entre nous, puisse contribuer à la réflexion sur des questions fondamentales de bioéthique. Les sujets seront nombreux et je citerai notamment la protection de nos données de santé, l’ingénierie du génome pour la médecine prédictive, la recherche sur l’embryon à la lumière des avancées récentes, la procréation médicalement assistée ou la fin de vie. Vous pourrez retrouver toutes les informations ici ou sur le site du CCNE

La méthode et le calendrier

Ainsi, une grande consultation a été lancée à la fois via un site internet, mais des débats sont également prévus dans toute la France, sous l’égide du Conseil consultatif national d’éthique. Ce site permettra de recueillir les avis des citoyens, des associations et des sociétés savantes.

Parallèlement, les comités d’éthique des grands organismes de recherches, des académies (des sciences, de médecine) », mais aussi la Conférence nationale de santé devront aussi plancher sur le sujet. L’agence de biomédecine et le Conseil d’État rendront chacun un rapport sur le sujet. Le CCNE mènera également ses propres auditions.  

Le gouvernement a également prévu d’organiser, samedi 7 juillet 2018, un événement de niveau national dans le cadre des états généraux de la bioéthique, soit 7 ans jour pour jour après l’adoption des dernières lois de bioéthique.

Des questions de société : des réponses claires

Les lois de bioéthique abordent des questions de société qui nous touchent tous et qui appellent une analyse sereine et des réponses claires. J’y participerai dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), qui est la dernière instance consultée avant la remise du rapport final au gouvernement. 

En fonction des thèmes débattus, le gouvernement finalisera un projet de loi « à l’été 2018 » avant de le déposer officiellement à l’automne. Selon ce calendrier, les parlementaires pourraient ainsi adopter la loi au premier semestre 2019.

Je vous invite tous à participer largement à ce débat et le cas échéant à me faire part de vos idées, peut-être inspirées de ce qui se fait (ou pas) dans votre pays de résidence.

 

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4 Comments

  1. Bonjour Madame,
    J’aimerais connaitre votre position sur la filiation, la protection de la vie et la PMA sans pere.
    Merci de m’eclairer sur vos conviction ainsi que le processus de ces etats generaux et comment les citoyens peuvent faire entendre leurs voix.

    1. Cher Monsieur,
      Concernant la PMA, Mme Genetet y est favorable dans le cadre d’un encadrement législatif clair.
      Celui-ci doit prendre en considération trois dimensions :
      – L’avis du Comité consultatif national d’éthique. En juin 2017, cette instance a donné un avis favorable sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires.
      – L’obtention d’un consensus le plus large possible. Les États généraux de la bioéthique ont vocation à permettre une large concertation à l’échelle nationale et locale, mobilisant aussi bien la communauté scientifique que la société civile. Vous pouvez retrouver toutes les informations via le lien dans l’article et vous pouvez envoyer vos contributions et vos avis au CCNE.
      – Le désir d’enfant. D’expérience en tant que médecin, Mme Genetet a pu constater que rien n’arrête une femme qui désire un enfant. D’ailleurs, il existe de nombreux cas où des Français n’hésitent pas à recourir à la PMA voire à la GPA à l’étranger. Mme la députée précise qu’elle est totalement défavorable à la GPA.
      Pour toutes ces raisons, il apparaît qu’il soit nécessaire de revoir la législation sur la PMA et de l’encadrer au mieux, y compris pour lutter contre les pratiques périphériques et leur marchandisation.
      Très cordialement

  2. J’aimerais aussi connaitre votre position. Vous êtes médecin donc devez bien connaitre le sujet et catholique pratiquante d’après ce que j’ai compris. La PMA pour toutes sans la possibilité pour l’enfant de connaitre sa filiation du coté de son père est un sujet grave. J’espère que le groupe LREM de l’assemblée laissera la liberté de vote à ses membres. De plus la PMA en général pose le problème des embryons surnuméraires dont on ne sait pas quoi faire et du diagnostic pré-implantatoire qui devient de l’eugénisme.

    1. Cher Monsieur,
      Concernant la PMA, Mme Genetet y est favorable dans le cadre d’un encadrement législatif clair.
      Celui-ci doit prendre en considération trois dimensions :
      – L’avis du Comité consultatif national d’éthique. En juin 2017, cette instance a donné un avis favorable sur l’accès à la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires.
      – L’obtention d’un consensus le plus large possible. Les États généraux de la bioéthique ont vocation à permettre une large concertation à l’échelle nationale et locale, mobilisant aussi bien la communauté scientifique que la société civile. Vous pouvez retrouver toutes les informations via le lien dans l’article et vous pouvez envoyer vos contributions et vos avis au CCNE.
      – Le désir d’enfant. D’expérience en tant que médecin, Mme Genetet a pu constater que rien n’arrête une femme qui désire un enfant. D’ailleurs, il existe de nombreux cas où des Français n’hésitent pas à recourir à la PMA voire à la GPA à l’étranger. Mme la députée précise qu’elle est totalement défavorable à la GPA.
      Pour toutes ces raisons, il apparaît qu’il soit nécessaire de revoir la législation sur la PMA et de l’encadrer au mieux, y compris pour lutter contre les pratiques périphériques et leur marchandisation.
      Très cordialement

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