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Thomas Royet : la fusée de Shenzhen

Thomas Royet, vient d’accomplir une prouesse sportive. Le 18 novembre 2018, il a terminé le prestigieux marathon de Shanghai avec un temps de 2 heures 46minutes et 50 secondes le plaçant 1er Français et 2ème Européen sur un total de 25 000 participants. Un exploit pour ce coureur amateur, expatrié en Chine depuis maintenant 13 ans. 

 

  • 2000: demi-finaliste au championnat de France de boule lyonnaise
  • 2006: premier séjour à Shenzhen pour un stage chez Kaloo
  • 2013: Thomas Royet se met à la course
  • 2015: premier semi-marathon à Shenzhen en moins d’1h46
  • 2018: Premier Français au marathon de Shanghaï en 2 heures 46minutes et 50 secondes

 

Thomas Royet a l’esprit sportif dans le sang. Né dans une famille de boulistes, il dispute son premier championnat de France de pétanque à l’âge de 10 ans seulement. Au lycée, il passe à la boule lyonnaise et dispute une demi-finale du championnat de France. Il sera le coach de sa soeur, championne de France en 2006.

Ce Jurassien de 35 ans est venu pour la première fois à Shenzhen en 2006 pour y effectuer un stage dans le cadre de ses études d’ingénieur textile qu’il suivait à Mulhouse. Parti à l’origine pour 6 mois, il est finalement resté et travaille toujours dans l’entreprise qui l’avait formé lors de son stage: Kaloo. Dans cette société qui commercialise des peluches pour bébés, il est désormais responsable des opérations Chine pour Kaloo et gère un bureau comptant quinze personnes. Thomas garde ainsi un lien avec sa région d’origine, puisque Kaloo fait partie depuis 2011 du groupe de jouets jurassien Juratoys. 

Juratoys est aujourd’hui dirigé par Ludovic Martin, et je suis fier et heureux de faire partie d’une belle PME en croissance constante et de donner du bonheur aux enfants et aux parents. Je suis le premier fan de Kaloo et j’espère que l’aventure continuera encore longtemps.”

Thomas est « entré dans la course » tardivement, à partir de 2013, pour perdre du poids. A l’époque, il court déjà 100 km par mois, se rend régulièrement à la salle de sport, et suit un régime strict. C’est alors qu’il rejoint en 2015 un groupe de coureurs chinois de tout niveau à Shenzhen, les “Happy Snails”. C’est à partir de ce moment là qu’il commence à courir plus sérieusement.

“La course est pour moi un moyen de voyager, de rencontrer des personnes, et de rester en bonne forme. L’atmosphère d’un marathon est quelque chose de spécial.”

Il enchaîne alors les marathons et semi-marathons, améliorant chaque fois ses performances. Shenzhen, Hong Kong, Shanghaï, Bordeaux, Paris, Prague, il parcourt la Chine et le monde avec une obsession: passer sous la barre symbolique des 3 h, avec en tête l’idée de réussir cet exploit à Shanghaï. “Shanghai étant une ville que j’aime beaucoup et le marathon où j’ai passé les barrières les plus importantes dans mon parcours de runner“.

Après une préparation intense commencée fin août, il remporte son pari le 18 novembre 2018 à Shanghai avec un temps inespéré de 2 h 46 min 50 sec, et est classé premier parmi tous ses concitoyens.

Après avoir fait les 100 km du désert de Gobi en septembre il aborde l’année 2019 avec déjà quelques idées, parmi lesquelles l’Ironman à Liuzhou en relais avec ses amis, l’ultramarathon de Jeju de 100 km, l’ultramarathon de Gobi  de 225 km, et bien entendu le prochain marathon de Shanghaï.

Nous lui souhaitons évidemment bonne chance pour tous ces nouveaux défis qui l’attendent.

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