L’international : un débouché naturel pour l’économie française

Le 6 décembre 2017, j’avais interrogé le gouvernement sur sa politique en matière de commerce extérieur, en insistant sur le fait que trop peu d’entreprises osaient l’exportation.  Depuis lors, le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté une série de mesures pour faire de l’international un débouché naturel pour nos entreprises.

Une situation insatisfaisante !

En 2017, les chiffres montrent que la France a profité convenablement de la dynamique du commerce mondial (+ 4,7%), avec des exportations de biens en hausse de 4,5 %, à 473,2 Mds€. En outre, après une année à l’équilibre, le solde des échanges de services s’est également amélioré, avec un excédent de 5,4 Mds d’euros, grâce notamment aux bonnes performances du secteur touristique.

Toutefois, ce dynamisme s’est accompagné d’un fort creusement du déficit commercial qui a pâti de la facture énergétique qui s’est alourdie en 2017, représentant 63 % de notre déficit total, ainsi que de la dynamique de la demande intérieure française. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 62,6 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016. L’amélioration de nos performances à l’export est donc un impératif. 

Équilibrer le déficit commercial, c’est d’abord restaurer notre compétitivité

Parmi les grands axes de la politique du gouvernement en matière de politique économique, c’est d’abord, investir massivement dans la compétence, parce que la compétence, c’est la meilleure protection contre le chômage. C’est aussi un moyen pour nos entreprises de monter en gamme. C’est le sens de la refonte de l’apprentissage et de la réforme de la formation professionnelle.

Ensuite, c’est bâtir une fiscalité favorable à l’investissement, particulièrement en ramenant le taux d’impôt sur les sociétés qui est aujourd’hui de 33,3% au niveau de la moyenne européenne, soit 25%, d’ici la fin du quinquennat. C’est aussi simplifier la fiscalité sur l’épargne et transformer l’impôt sur la fortune pour l’orienter vers l’investissement dans les entreprises.

Enfin, c’est créer un cadre favorable à l’embauche. En poursuivant la politique de baisse des charges sociales qui pèsent sur le travail et en adaptant le code du travail aux contraintes très particulières des TPE-PME. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la première manière d’équilibrer notre balance commerciale, c’est de restaurer notre compétitivité. 

Des mesures pour transformer l’accompagnement à l’export

C’est avec le plus grand intérêt que j’ai suivi les mesures proposées par  le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de son discours du 23 février dernier devant les étudiants de l’EDHEC.  Il y a annoncé  une série de mesures (19 au total) et affirmé la volonté du gouvernement de transformer le modèle d’accompagnement des PME à l’export.

La principale ambition du gouvernement est de faire émerger une « Team France Export », une équipe de France, unissant tous les acteurs dans un service public solidaire, intégré et respectant les spécificités de chacun. Pour y parvenir, le Gouvernement propose d’avancer dans trois directions :  

  • La diffusion d’une culture de l’export et de l’international, par le renforcement de la formation aux langues étrangères et au commerce international ; 
  • La réforme de l’accompagnement à l’export par un partenariat approfondi entre l’État et les régions en la matière et une grande simplification ; 
  • La réforme des financements export dans le sens d’une plus grande lisibilité pour les entreprises et d’une plus grande compétitivité vis-à-vis de la concurrence internationale. 

Sur ces trois volets, nous avons une obligation de réussite car notre déficit dU commerce extérieur n’est pas soutenable. Nos entreprises et nos entrepreneurs doivent pouvoir utiliser un service public de soutien à l’export efficace et opérationnel, depuis nos territoires jusqu’à l’international où nos ambassades sont pleinement mobilisées. 

Un groupe de travail parlementaire pour aller plus loin 

Parce que nous devons faire davantage encore, un groupe de travail transpartisan vient d’être agréé par l’Assemblée nationale. Celui-ci a pour vocation de faire émerger des propositions sur l’attractivité de la France, l’export, l’investissement et la compétitivité. Ce groupe est présidé par Marie Lebec, députée des Yvelines et membre de la République En Marche !. Consciente des attentes légitimes des Français de l’étranger sur ces thématiques, j’ai accepté de prendre la Vice-présidence de ce groupe de travail et croyez-bien que je vais peser pour que nous, Français établis hors de France, nous fassions part de notre expérience et de nos initiatives pour qu’enfin des décisions indispensables soient prises pour résorber notre balance commerciale.  

 

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