Grand Débat

Grand Débat : le meilleur visage de la France

Alors que le Grand Débat National se termine, il est temps de vous faire un premier retour sur les différentes réunions publiques auxquelles j’ai pu participer.

 

Une respiration démocratique inédite

Répondre à une crise majeure due à 30 ans d’immobilisme et de manque de réformes structurelles, c’est l’objectif qu’a fixé le président de la République en proposant une démarche inédite pour reconstruire ensemble notre contrat social, économique et environnemental. Pendant plus de 8 semaines, il a proposé aux Français de s’exprimer et de faire remonter, non pas uniquement des attentes ou la liste des besoins, mais des idées et des contributions pour repartir du terrain et bâtir ensemble des solutions pour changer la France.

Députée de la majorité présidentielle, il était de mon devoir de participer activement à cette initiative. Convaincue que les Français à l’étranger avaient beaucoup à apporter à ce débat d’une part parce que nous avons des expériences personnelles et professionnelles souvent riches et diversifiées mais aussi parce que nous pouvons faire des comparaisons avec les pays dans lesquels nous vivons ou avons vécu ; enfin parce que nous avons aussi nos problématiques propres. C’est pour toutes ces raisons que j’ai organisé les premiers Grand Débats à l’étranger à Bangkok puis Phuket dès les 10 et 11 janvier. 

À mesure que le dispositif se mettait en place, je me suis appuyée sur vos élus de terrain, les conseillers consulaires pour organiser d’autres moments d’échanges et vous écouter. Dans ce cadre, je me suis rendue à Tokyo, Hong Kong, Shenzhen, Singapour, Sydney, Adelaïde et Melbourne. Pendant ce temps-là, d’autres débats se sont organisés partout au sein de notre circonscription comme en Chine, au Cambodge, au Vietnam, en Indonésie, en Nouvelle Zélande… En outre, j’ai participé à un débat en visioconférence avec des participants sur 7 fuseaux horaires (de Moscou à Canberra) et j’ai proposé deux autres débats en ligne.

Bien entendu, toutes ces rencontres étaient recensées sur www.granddebat.fr et font l’objet d’un compte rendu disponible sur ce site. Je transmettrai également un compte rendu de mes conclusions et de mes propositions au cabinet du Premier ministre.

Vous avez été très nombreux à y participer et je vous en remercie. J’en profite pour remercier tous les conseillers consulaires qui ont activement contribué. Je remercie aussi tous nos concitoyens qui ont organisé des évènements, proposé des contributions et qui partout dans le monde ont fait entendre la voix singulière des Français à l’étranger.

 

Apporter des solutions à la France

Dans tous les évènements auxquels j’ai participé, je tiens à saluer la qualité des échanges et des propositions, toujours dans un climat apaisé et la plus grande courtoisie entre les participants. Pourtant, des désaccords, des interrogations, des inquiétudes ont pu être exprimés. Toutes les opinions politiques ont été entendues sans jamais un haussement de voix ou une altercation tranchant, positivement avec certains débordements inacceptables – contraire aux valeurs républicaines – qui ont pu se dérouler ces dernières semaines.

Tous ces éléments sont la preuve vivante et incontestable que les Français souhaitent contribuer activement et sereinement à faire changer notre pays en profondeur, lui redonner de l’allant pour aborder en confiance l’avenir et préparer un monde meilleur pour nos enfants.   

La plupart des propositions qui ont pu être faites ne concernaient pas particulièrement les problèmes rencontrés par les Français à l’étranger mais bien des enjeux nationaux. Vous avez été nombreux à vous interroger sur les mesures à mettre en œuvre pour relever les défis du changement climatique, de la formation, de l’apprentissage, sans oublier la ruralité ou encore notre manque d’ambition en matière de politique d’attractivité et d’export. J’ai entendu aussi le ras le bol fiscal, la volonté de mettre fin à la logique punitive de l’Etat dans tous les domaines de l’éducation à l’environnement ou encore l’indispensable rationalisation des dépenses publiques tout en garantissant une meilleure efficacité des services à la population. Nombreuses ont été les propositions qui ont fait l’objet d’un large consensus et qui relèvent parfois – il faut bien le dire – du simple bon sens que nous n’appliquons pas toujours dans la gestion au sommet de l’Etat. Toute cette dynamique nous a permis de montrer le meilleur visage de la France.

 

Les prémices d’une délibération permanente

S’il y a une conclusion à tirer de ce Grand Débat National, c’est qu’il ne faut pas s’arrêter là ! Il existe un besoin d’une meilleure prise en considération des citoyens dans le processus démocratique en particulier dans l’élaboration et l’évaluation des lois et des politiques publiques.  Je crois qu’il faut être toujours plus transparent, mieux informer et mieux rendre compte des réussites mais aussi des échecs des mesures mises en œuvre. Cette démarche doit maintenant devenir un processus vivant qui doit trouver sa place pour une démocratie revivifiée.

Le président de la République devrait présenter ses premières conclusions et arbitrages dans la première quinzaine du mois d’avril. Ce travail est tellement riche qu’il a vocation à irriguer toute la  législature en enrichissant tous les textes de lois à venir. S’il y aura des traductions nombreuses, elles ne pourront pas toutes se faire en quelques semaines mais elles continueront à vivre au moins jusqu’à la fin du mandat en 2022. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que je conclus cette première phase du Grand Débat avec la conviction chevillée au corps que les Français attendent des réformes plus audacieuses et un changement plus concret dans la manière dont les « politiques » conduisent notre destin commun.

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