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Un grand coup de chapeau…teinté d’amertume

Un grand coup de chapeau…teinté d’amertume A quelques jours de la fin de la session parlementaire, à quelques heures de la mise en mode « pause » de « l’équipe GENETET », c’est à elle que je voudrais rendre un hommage appuyé.

A l’Assemblée, ils sont appelés collaborateur parlementaire (ils se surnomment « collab » entre eux) ou assistant parlementaire (parfois abrégé en « AP »). Ils sont les femmes et hommes de l’ombre, ceux qu’on ne voit pas ou trop peu et qui font tant pour nous ! Certains sont seuls dans la circonscription de leur député (et travailler seul est particulièrement difficile !) ; beaucoup sont à Paris, au Palais Bourbon. Plutôt jeunes, voire très jeunes, elles et ils (il y a, me semble-t-il, une assez bonne parité) animent joyeusement tout au long de la journée la cafétéria du 101 (le bâtiment Chaban-Delmas), on les trouve également regroupés tels des enfants sages dans un coin prédéfini d’une salle d’audition, on les aperçoit en bas de l’hémicycle confiant aux huissiers des documents à porter à leur député, on les rencontre au cours des réunions où ils sont conviés en remplacement de leur député absent, on les croise, épais dossiers sous le bras, pressant le pas d’une salle de réunion à un bureau ou l’inverse. Le matin, la journée, le soir, à toute heure. Le volume d’heures de travail de quelques-uns doit être impressionnant !

Pour l’équipe Genetet, ils sont cinq. Vous les connaissez peut-être un peu (un email échangé), ou beaucoup (quelques appels téléphoniques), voire passionnément (quelques cas de liens épistolaires soutenus et francs) mais plus probablement pas du tout pour la plupart d’entre vous.

Et pourtant, sans eux, rien de ce que j’ai fait depuis un an n’aurait été possible ! Je suis très fière d’avoir la même équipe depuis le premier jour, de n’en avoir usé aucun, de bénéficier de leur enthousiasme sans relâche, et surtout, surtout, de pouvoir leur faire une totale confiance, certaine que les projets vont avancer intelligemment et efficacement sans que j’aie besoin d’être sur leur dos. J’apprécie leur sens aiguisé de la responsabilité qui est la leur. Chaque jour, je peux compter sur leur indéfectible soutien dans tous mes combats, sur leur appui quand je bâtis des idées, sur leur énergie quand j’en manque, sur leur calme quand je m’agite, sur leur sérénité quand je me disperse. Chaque jour je mesure ma chance !

Alors laissez-moi vous les présenter (il n’y a ni premier ni dernier, seulement l’ordre alphabétique des prénoms) :

 

Adrien, 33 ans, est l’homme des réseaux sociaux. C’est lui qui gère avec talent ma page Facebook, mon compte LinkedIn, mon compte Twitter, ma page We Chat pour la Chine, le site internet. En fonction de l’actualité de la circonscription ou de l’Assemblée, il rédige posts et annonces et a su dès le départ, trouver un style et des angles d’écriture très proches de ce que je fais. Adrien a un master en action humanitaire. Il  était travailleur social puis rédacteur Web, avant de me rejoindre depuis Phnom Penh. Il est désormais basé à Bangkok. Il parle français, anglais et a des notions de khmer et de thaï.

Armand, 32 ans, est le chef d’orchestre de l’activité au Palais Bourbon. C’est lui qui décroche son téléphone pour m’obtenir en un temps record le rendez-vous ministériel dont j’ai besoin, qui coordonne les projets que je mène pour les Français de l’étranger, qui intervient auprès des administrations quand un électeur nous interpelle sur un blocage (et ils sont nombreux ces maudits blocages !!), qui suit l’agenda de l’Assemblée et sait m’alerter sur les sujets intéressants que je peux porter ou auxquels je peux candidater, qui organise les auditions que je dois mener, et mène aussi à bien des milliers de tâches plus discrètes, plus insignifiantes en apparence mais qui font le ciment indispensable à la cohérence et l’efficacité de l’activité parlementaire. Armand est diplômé de l’Institut de Sciences politiques de Paris en relations internationales et gérait les relations avec des communautés locales au Nigéria et en Papouasie Nouvelle Guinée après avoir été assistant parlementaire en Colombie. Il parle le français, l’anglais, l’espagnol, le portugais, le grec et a des notions de dialectes nigérians et papou. Il est aussi grand chef papou !

Bénédicte est ma fée de la gestion financière, celle qui sait jongler avec des montants de frais en yen, ringgit, renminbi, baht, roupies, piso, won, dong, rouppias, roubles, dollars de toutes sortes, déchiffrer les factures dans autant de langues, rédiger des notes de frais précises et claires (pour lesquelles j’ai reçu les félicitations des services financiers de l’Assemblée !), déceler les erreurs de remboursement, établir une comptabilité irréprochable. Bénédicte est ingénieur agronome doublée d’une longue expérience de responsable financière à la Chambre de commerce de Paris. Elle parle français et anglais.

Stéphanie, 34 ans, est ma chef de cabinet, la maîtresse des horloges de mes déplacements, d’une précision hors pair, d’une rigueur remarquable, d’une courtoisie régulièrement saluée et doublée d’une très grande patience. Toutes qualités indispensables pour interagir avec nos postes diplomatiques avec lesquels elle prépare mes voyages. Elle coordonne aussi des projets transversaux dans la circonscription comme l’inclusion scolaires des enfants à besoins éducatifs particuliers, les groupes FLAM ou le statut du médecin français expatrié. Stéphanie a suivi une formation d’ingénieur avant d’orienter sa carrière vers l’économie et l’analyse financière au service d’un fond d’investissement. Elle est basée à Singapour et parle français, anglais, espagnol, se débrouille en italien et a des notions de chinois.

Vincent, 34 ans, est mon conseiller politique et ma plume acérée, fin connaisseur des méthodes de « l’ancien monde », subtil observateur du nouveau monde, stratège toujours pertinent en communication, apaisant par son calme et dynamisant par la profondeur de ses analyses. Diplômé de l’université Paris-Dauphine et de la Sorbonne en Sciences politiques, communication politique, économie et sociologie, il est issu d’Europe Ecologie les Verts (EELV) et son expérience de directeur de cabinet et directeur de la communication dans une mairie en Île de France puis de directeur de campagne sont inestimables pour moi ! Il est basé à Bangkok et parle français et anglais.

Alors pourquoi me direz-vous « une pointe d’amertume » dans le titre de ce papier ? Tout simplement parce que leur quotidien est complexe, parsemé de règles qui les rabaissent, les privent d’autonomie. Le travail parlementaire a parfois des relents de système de caste dans lequel on ne doit surtout pas confondre ou pire, mélanger, les collaborateurs avec des parlementaires. Ils doivent savoir se taire dans les réunions, se prendre des fins de non-recevoir par téléphone (« je parlerai seulement à la députée »), se voir refuser l’accès à certaines salles ou même parfois ne pas être salué. Manque de confiance ? Mépris ? Loin de moi l’idée que mon collaborateur me remplace ! Mais qu’on le respecte, qu’on l’invite aux fêtes d’étapes, qu’on reconnaisse son travail et ses capacités, voilà le remède à l’amertume. Nous sommes une équipe, un collectif et c’est ensemble que nous avancerons, ensemble que nous progresserons, ensemble que nous gagnerons !

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