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Egalité des chances: comment y parvenir?

Lutter contre les inégalités, c’est l’une des batailles à laquelle je compte contribuer durant mon mandat. Mais avant de s’y atteler, il faut savoir de quoi on parle et contre quoi on veut lutter. La majorité à laquelle j’appartiens a fait un pari: celui de prendre les inégalités à la racine et de lutter pour une meilleure égalité des chances.

La France est un pays plutôt égalitaire

Il existe plusieurs méthodes pour mettre en valeur les inégalités. L’une des plus connues est le coefficient de Gini. Il s’agit d’une méthode de calcul de la disparité de revenus et de patrimoine au sein d’une même population. Le coefficient de Gini va de 0 à 1, 0 étant l’égalité parfaite et 1 l’inégalité la plus totale.

Avec un coefficient de Gini à 0,33 (en 2015), la France est classée 123ème d’un classement de 161 pays pour lesquels des données de la Banque Mondiale sont disponibles. Ce classement va du pays le plus inégalitaire (l’Afrique du sud avec un coefficient de 0,63) au plus égalitaire (l’Azerbaïdjan avec un coefficient de 0,17). Comparativement au reste du monde, on peut donc considérer que la France est un pays plutôt égalitaire.

L’une des raisons de cette faible inégalité est liée à la forte redistribution qui existe en France, à la fois sous forme d’allocations (familiales, pour le logement, de rentrée scolaire, RSA, chômage…), mais aussi de services publics financés par la communauté, tels que l’éducation ou la médecine pour ne citer qu’eux. Les Français vivant dans notre circonscription savent à quel point ce système très redistributif est loin d’être une norme dans le reste du monde…

Les inégalités territoriales persistent

Toutefois, ne nous voilons pas la face. Il existe des inégalités en France. Et la crise des « gilets jaunes » a mis en lumière un problème clé: les inégalités de territoires.

Entre le monde rural et le monde urbain, entre les Dom Tom et la métropole, entre Paris et le reste du territoire français, entre les grandes agglomérations et les villes de taille moyenne, nous ne sommes pas égaux, en termes d’emploi, d’accès aux services publics, de transports, mais aussi de coût de la vie, de loyers et d’imposition locale.

Rester attractif tout en combattant les inégalités: l’équation impossible?

Dans un monde devenu global, comment inciter les plus fortunés à investir dans un pays très redistributif comme la France?
La redistribution est souvent vue comme un acquis pour celui qui en bénéficie et comme une injustice pour ceux qui y contribue le plus. C’est d’ailleurs un sentiment que je perçois souvent chez les Français de l’étranger, dont certains paient des impôts en France alors qu’ils ne bénéficieraient pas de la solidarité nationale s’ils en avaient besoin.

C’était d’ailleurs la principale raison qui a mené le Gouvernement à transformer l’impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière. L’ISF était vu par beaucoup de contribuables fortunés comme une punition plus qu’une contribution, ce qui n’aidait pas à attirer les investissements dans l’Hexagone.

Lutter pour l’égalité des chances

Sortons une bonne fois pour toutes de ce tabou français qui consisterait à vouloir mettre tout le monde au même niveau. La France est un pays très redistributif. Nous devons nous en réjouir. Mais cette redistribution a surtout un objectif: celui de lutter pour une plus grande égalité des chances de toutes les personnes, quelque soit leur origine, leur sexe, leur milieu social ou la région dans laquelle ils vivent.

Et pour garantir une réelle égalité des chances en France, la majorité présidentielle agit:

En pénalisant les entreprises qui ne respecteraient pas l’égalité de salaire entre hommes et femmes.

En mettant fin à la taxe d’habitation, qui représentaient une véritable inégalité entre les habitants de communes attractives pour les entreprises, pouvant compter sur d’autres sources de revenu, et ceux des villes résidentielles, ne pouvant compter que sur leurs administrés pour fonctionner.

En misant sur le numérique pour aider les territoires les plus isolés à avoir accès à l’emploi (notamment avec la mise en place de tiers lieux pour le télétravail), aux administrations dont beaucoup rendent leurs procédures accessibles en ligné, mais aussi aux études, à travers la mise en place des 13 premiers campus connectés en cette rentrée dans des villes moyennes.

En ramenant la sécurité là où elle fait défaut. C’est notamment l’objectif du plan « Stup » annonce par Christophe Castaner, et qui a pour objectif d’adapter notre réponse aux nouvelles pratiques en matière de trafic de drogue. Lutter contre ce fléau qui fait vivre dans la peur nombre de nos quartiers doit être une priorité.

En misant sur l’éducation. L’égalité des chances commence dès les premières années d’apprentissage. Le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire ainsi que l’instauration de l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans visent précisément à donner les mêmes prérequis à tous les écoliers de France.

En adoptant un système de retraite équitable. L’égalité doit aussi être au coeur de cette réforme des retraites. La multiplicité des statuts et régimes, en plus d’être mal adaptés aux nouvelles carrières polymorphes et souvent effectuées dans plusieurs pays, est vue par beaucoup comme une injustice. La réforme n’est pas encore finalisée, mais elle répondra à un un objectif: faire en sorte qu’un euro cotisé donne les mêmes droits et que chaque retraité soit traité de manière égalitaire.

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